Si la grandeur des choses que peut accomplir une ame pure etait devoilee aux yeux de tous, nul ne la remarquerait. Car les couleurs d’une telle apparition seraient telles d’innombrables myriades de teintes inconnues de l’homme des cites, si belles qu’elle aveuglerait les sots de son vivace éclat. L’ame qui tend vers cette toile eurythmique est par ailleurs capable de discerner des formes qui annoncent ce vers quoi elle exhalera ce qu’il y de vil en elle et deviendra un esprit comble et véritable....
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Je ne suis que l'ombre d'une ombre qui se pavane oisivement Sur les dalles miroitantes des longs pavés triomphants Personne ne peut me croire et nul ne saurait me voir Je l'entends déjà me répondre «et moi alors ?»
Tu ne peux me toucher car je porte la pire des infections Je la répands contre ceux que j'aime au gré des impulsions Jamais je n'ai voulu propager cette odieuse bactérie Pardonnez-moi, je n'aurais pas du rester plâtré dans vos vies
Pourquoi fallait-il que je sois doté de cette terrible malédiction Cet affreux syndrome qu'est celui d'aimer dune force sans nom Mais surtout pourquoi donc m'avoir aimé en retour? Moi, le pauvre magicien qui a raté son dernier tour
Qui suis-je? D'où viens-je? Où vais-je? Cela m'est aussi clair qu'un sanglot dans la neige L'accordéon ne joue plus ses accords de fêtes Et il a craché sa dernière note sinistre sur ma tête
La Solitude s'éprend de mon c½ur Écorché par mes songes en pleurs Mon âme est pourfendue par ses cents milles poignards Déchirée par ses innombrables rasoirs
Et toi alors? Veux-tu toujours te fondre en mon c½ur tuméfié? Me dire que tu danses encore avec la vie tant qu'elle te laisse mener? La piste de danse est plus glissante pour moi qui n'y suis jamais allé Tu ne sais pas qui je suis, moi non plus mais voilà comment je suis nommé
Je suis la laideur maquillé et le bonheur mal habillé Je suis la peste soignée et la joie balafrée Je suis la croix délabré et le clou mal forgé Je suis le Jésus athée et le Bouddha taré